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Chine - Japon: Qu'ils se parlent est sans doute la seule réussite diplomatique en 2007, et la conséquence en sera d'autant remarquable. Le réchauffement diplomatique de la planète Asie est-il arrivé?

Une impression de dégel, impression mitigée avec les
mots du premier ministre Wen qui devant les
parlementaires japonais réunis en session unique sur les
bancs de la Chambre des représentants, donnait parfois
dans le trémolo pour convaincre son auditoire des bonnes
intentions chinoises.

Réchauffement, bonne entente, liens privilégiés entre
Wen et Abe... des mots sortis tout droit de l'imaginaire
des thuriféraires propagandistes et de leurs porte -
paroles des médias japonais et chinois, engagés de
concert dans une manip des opinions publiques sans
précèdent dans l'histoire des relations sino japonaise
d'après guerre.

Même Tanaka Kakuei, l'artisan de la normalisation
chinoise doit se retourner dans ses cendres, devant le
théâtre de marionnettes qui a été interprété ces
derniers jours a Tokyo qu'elles soient chinoises ou
japonaises. Les politiciens ont exécuté leur mission a
merveille. Un grand bravo a Abe Shinzo et Wen Jiabao qui
transpiraient sous le poids des responsabilités arborant
des visages figés par la laque des sourires de
circonstances et des prises de mains tremblantes sous le
coup de l'émotion, parfaits exécutants des partitions
que leurs hauts fonctionnaires leur ont préparé depuis
deux ans.

Car depuis des mois ce sont les hauts fonctionnaires
japonais et chinois et les entrepreneurs et banquiers,
qui, furieux du climat détestable imposé par le
conservateur populiste Junichiro Koizumi, ont oeuvré,
assez habilement, au profit du réchauffement entre ces
deux géants asiatiques. En apparence, selon les rites de
la diplomatie des masques, tout s'est bien passé.

Affluence record de négociateurs officiels et non,
d'entrepreneurs et de VIP des deux pays, mesures de
sécurité exceptionnelle a cette heure, a grand renfort
de service secrets japonais et chinois, les premiers
courtois mais armés jusqu'au dent sous les vestons, ont
transformé Tokyo en citadelle assiégée, les seconds,
arborant une politesse exquise mais l'oeil terrifié des
qu'une bande vieux copains journalistes chinois
s'approchent de moi pour renouer des liens tissés des
années auparavant a Tokyo ou Pékin... Il n'y a pourtant
pas de danger dans nos échanges dictés par le
"réchauffement" et "l'amitié mutuelle"...

Donc, le monde aura vu l'image de ces deux dirigeants se
serrant la main! Ouf! Engagés dans un dialogue
stratégique, entendez surtout économique, énergie,
environnement, commerce, deux onces de technologies, des
échanges de jeunes, et quelques rendez vous sur les
questions de défense, et les armes chimiques oubliées
par les japonais en 1945 en Mandchourie (Nord Est de la
Chine) en prenant garde ne pas fâcher les alliés des
japonais, les américains, dont l'un des porte parole, un
Amiral, était hier dans le bureau d'Abe Shinzo pour lui
rappeler que la diplomatie japonaise était conduite par
Washington et au Pentagone... tandis que Wen discutait
avec le Keidanren, le patronat japonais, non loin.

Mais au demeurant, mission accomplie: Une impression de
bon travail des diplomates sino japonais, une excellente
coopération des services du premier ministre Abe du
"Kantei et du "Gaimusho" qui n'ont pas hésité a recevoir
jusqu'à minuit quelques journalistes correspondants
comme S, S ou A, pour les briefer. Qu'ils en soient
remerciés. Le premier d'entre eux, proche d'Abe Shinzo a
l'envergure d'un grand diplomate et je ne serai pas
surpris qu'il soit un jour l'un des meilleurs
ambassadeurs du Japon qui "ose". Tout comme l'excellent
directeur général du Gaimusho en charge de la Chine, ou
encore comme le professeur de l'université Keio, Kokubun
sensei, passionné par la Chine et par la réalisation
d'une amitié fidèle et d'une authentique coopération
entre ces deux puissance que sont Chine et Japon, bien
au-delà de l'Asie que veulent réaliser les marchands et
les banquiers... et les américains profiteurs des bonnes
opérations.

Mais le Japon est il prêt?

Les japonais, bornés, carrés, coincés, timides,
sensibles, capables de la pire noirceur des desseins et
d'immoralités comme des meilleurs sentiments et
entreprises, se prennent les pieds dans les tapis de
leurs éternelles contradictions au nom de ce sport
national nippon qu'est la dualité et ses ambiguïtés
souvent pathétiques, parfois lâches ou même trahissantes
au point de les rendre malfaisants aux yeux des
"Gaijins"!

Dualisme (Tatemae - Honne en japonais)

Sont ils prêts a lutter avec les maîtres du nord? Les
élites chinoises que près de 60 ans de communisme,
amadoués par le chant des sirènes capitalistes depuis
les réformes de Deng de 1978, ont transformé en
admirables négociateurs, en apparence redoutables
diplomates et bâtisseurs d'Empires économiques et
financiers, parfaits copieurs de scénarii écrits
ailleurs et par d'autres jouent les re-créateurs. Donc,
l'envers du décors chinois demeure encore fragile, bien
fluet et inexpérimenté, comme des infrastructures en
ombres chinoises, a l'image de ces gratte ciels de 50
étages, corsetés par des murs de bambous qui dessinent
des grilles immuables sur le béton et la glace...?

Mais sur les dossiers qui fâchent: énergie, gisement
gaziers de mer de Chine, défense, et harmonisation des
vues historiques, point d'accord. Sur le dossier des
gisements gaziers, motif possible de futures
escarmouches, un haut dirigeant du ministère japonais
des affaires étrangères me déclarait hier a Iikura
House, que les chinois demeuraient intraitables sur le
dossier. Gaz ou pétrole, deux motifs suffisants pour ne
pas tomber ans les génuflexions idéologiques auxquelles
se sont livrées bien des reporters japonais, incultes de
l'histoire et de la civilisation chinoise, prêts, comme
leurs rédacteurs en chefs (la soixantaine) a vilipender
les chinois, les jalousant voire même les haïssant
secrètement, car élevés dans un Japon pauvre et vaincu,
blessés dans leur honneur d'ex samouraïs a la petite
semaine, aveugles par leur Mikado et leur clique du
"Mandchukuo", puis par les errements de la guerre froide
ou le moto était de considérer les chinois et les
coréens comme des peuples sous développés, ignares,
dangereux, barbares.

Alors qui était ce Wen? Le visiteur devant le Congres du
Peuple de Pékin, ou bien était ce le dignitaire
représentant de commerce venu défricher le terrain avant
la visite de son président Hu Jintao en 2008, devant une
nation japonaise insulaire, méfiante, engagée sur une
dangereuse pente nationaliste et encouragée dans cette
méfiance par son fidèle allié américain, qui nourrit a
l'égard de la Chine beaucoup d'inquiétudes sur les
intentions qu'il croit belliqueuse et querelleuse? C'est
bien mal connaître le coeur et l'âme chinoise, plus
passionnée qu'un fleuve en furie... et qui selon
Confucius est prête a "Rendre le bien pour le bien et la
justice pour le mal..."

Politiquement, j'ai choisi de retenir les commentaires
de deux politiciens japonais qui me semblent
caractéristiques du climat juste après le discours de
Wen Jiabao a la Diète, "une meilleure atmosphère entre
Pékin et Tokyo" estime Kato Koichi, un politicien ancien
proche de Junichiro Koizumi et ardent défenseur de ce
rapprochement.

"Beaucoup de bonne volonté des chinois permettront au
Japon de parvenir au Conseil de Sécurité des Nations
Unies" estime quant a elle "Kuni chan" Madame Kuniko
Inoguchi, parlementaire et ancien ministre de Koizumi.
Et très francophile. (Tokyo printemps 2007)

© 2009 AsianGazette

Qufu, Shandong, China December 30th, 2007

"Our greatest glory is not in never falling but in rising every time we fall." Confucius.

The visit to China of Japanese Prime Minister Yasuo Fukuda happened under the good will of Confucius, the common legacy of both Japan and China. Fukuda showing deference to the teaching of the ancient master who encouraged education, visited a primary school and a university in Beijing, he went to a pilgrimage to Qufu, Confucius’ birthplace in Shandong, and all his trip came at the wake of the 30th anniversary of the bilateral ties, a deal concluded by his father in 1978 – again a homage to one of Confucian cardinal virtues, filial piety." (La Stampa wrote)

"This trip to China has been very meaningful," Fukuda told reporters after visiting a shrine in eastern China to the ancient philosopher Confucius. "I have talked with Chinese leaders and agreed that Japan and China can do more if they cooperate than each can do single-handedly." Fukuda left later on Sunday after a landmark visit during which he held talks with Premier Wen Jiabao and President Hu Jintao in Beijing on closer cooperation in trade, climate change and other fields, although they failed to close the gap in a stubborn dispute over maritime gas fields.

Fukuda, however, had accentuated the positive during his trip, his first to China since becoming prime minister in September and the latest step forward in a relationship marred by decades of distrust. "There's no good thing if Japan and China confront each other," Fukuda said Sunday. Ties between east Asia's two dominant nations, long coloured by Japan's brutal invasion of China before and during World War II, have improved rapidly.

China cut high-level contacts with Tokyo during the 2001-2006 premiership of Junichiro Koizumi due to his visits to the controversial Yasukuni shrine, which venerates 2.5 million war dead including war criminals who invaded China. But Koizumi's successor Shinzo Abe, and now Fukuda, have reached out to Beijing to keep diplomatic ties on a par with a deepening trade relationship, partly due to intense lobbying by Japanese industrialists seeking a warmer atmosphere. Both sides have said President Hu intends to visit Japan in 2008, probably in the spring, at the culmination of a series of landmark visits that also saw Wen travel to Japan earlier this year. In a reflection of the new levity in the relationship, Fukuda and Wen light-heartedly tossed a baseball back and forth during a meeting on Saturday.

Disputes remain, however, particularly the deadlock over gas fields in the East China Sea that straddle the nations' maritime claims. The Japanese have been pushing China for progress on the issue but none was achieved during Fukuda's stay. In his last stop in China, Fukuda visited a shrine to Confucius in the Shandong province city of Qufu, birthplace of the philosopher, before departing for a flight home. After leaving Beijing on Saturday, Fukuda had visited the eastern city of Tianjin where he inspected Japanese investments, including a Toyota Motor Corp. plant. Japan is the biggest foreign investor in China and trade between the two nations was worth 207.35 billion dollars last year, up 12.4 percent from 2005. (text & agencies)

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